..........Onze titres, pour dix romans et un recueil. Onze titres, pour une légende:
la Légende de Champavert. Je me suis librement imposé cette petite contrainte, ce petit jeu, je n'aurai pas le temps, dans ma courte vie d'en écrire plus et il ne faudra pas que j'en exécute moins. A la manière d'un
Velasquez, peintre de l'unique et du merveilleux, il me faudra dans chaque volume manier un registre de manière parfaite, de façon à inspiré le plus possible, sans surpasser, sans accabler... La manie de l'artiste est, prétention infinie, d'accabler les générations futurs alors qu'il devrait leur distribuer des oracles.
..........Champavert... Pas vraiment autobiographique mais pas vraiment fantasmé non plus, il est ce que j'ai de plus sombre, ce plus secret, ce que je ne raconte à personne, il est mes désir, mes désillusions, mes obsessions, mes craintes. il est un peu de vous et beaucoup de mes défauts, seulement il ne s'incarne pas en moi, mais en un être, perdue depuis l'enfance, qui n'a rien à voir avec moi. Torturé, dépouillé, décapant et je l'espère parfois drôle, antihéros attendrissant ou héros machiavélique, vénale, il jongle entre les rôle comme nous tous, cherchant sans cesse une identité, une manière de vivre... Le connaissant depuis toujours, l'ayant construit de toutes pièces, il m'apparaît en rêve, et il me semble l'apercevoir dans le reflet des miroirs, il est imprégné dans ma chaire, quasi réel pour moi, il m'arriverait presque de lui parler...
..........Sombre et Salace, est ainsi une généalogie,
Champavert est vieux, fatigué, il raconte ses ancêtre, son enfance, sa construction, on l'y découvre dans une sorte de décadence magique, rustre et grincheux. Le style se rapproche de l'écriture du moi, autobiographie mélancolique.
Panorama d'un grand pessimiste, est un tableau,
Idées des particules, un "contre
Delerm" fait d'aphorisme en tous genre,
L'art des profondeurs une sonate, ou peut être un lied sur fond libertin, érotique. Ces trois titres, retracent la pré adolescence de
Champavert jusqu'à ses trente ans.
A l'aube de mes lieux marque une prise de conscience, un changement radical de comportement, suite à une révélation quasi mystique. Le personnage principal cesse alors d'être antihéros solitaire et se transforme en héros certes pourchassé par ses vieux démons mais pris aux coeur par une quête noble... Dans
La marionnette des passions, roman au style frénétique, il devra affronter et vaincre l'amour, une fois pour toute.
..........Nietzsche, d'avoir trop aimé (seul livre de la légende écrit à ce jour) est un recueil dont le thème est l'homme noble et généreux, sur ses désillusion, sur l'intérêt d'être en vie, sur le combat sans merci entre passion et raison. Avec
L'assassin des passions j'entreprend une entrée dans le réalisme magique.
Champavert, est pris en plein tourment pour la deuxième fois de sa vie, il devient alors une espèce de fou, assoiffé de sang, meurtrier d'une dimension particulière... Un pied dans la tombe, un pied sur la mort, il tue, saigne et bois le sang... Ce livre nous amène à
L'évidence vous insulte, éminemment philosophique, puisque le héros, alors persuadé de son génie artistique et intellectuel se met à écrire une utopie engagée et contestataire. J'avoue que cet ouvrage me donnera beaucoup de mal, il sera certainement le plus long à écrire, pas par manque d'idées, par trop plein d'idées...
..........Mangeur d'âme, la révolution des textes n'est pas un titre vaniteux. Il faut entendre le sens premier du mot révolution.
Champavert découvre dans son appartement une mallette pleine de textes volé à droite à gauche, à ses amis, à ses ennemis, a des inconnus, dans des boites aux lettres tout au long de sa vie. Ce sont presque tous des textes à révolution, entendre par cela que la fin du texte engendre son commencement. (cf:
Une avalanche au soleil {lien}). Ces textes montrent au personnage tout ce qu'il a perdu, combien il s'est lui même perdue et le sortent de sa solitude, de son enferment, une nouvelle vie commence, toujours plus intense, mais elle touche à sa fin. C'est dans
Dégringolade préméditée, journal intime fait de pensées, de propos, de raisonnements, emprunt de malice et d'humour, sur la vie, la vieillesse, le temps, l'amour, la mort, l'homme que notre souffre douleurs meurt exténué. Enfin le lecteur, malmené tout au long de la légende peut respiré, c'est l'ouvrage de la reprise de souffle.
..........J'ai accès ma description sur
Champavert cependant il va de sois qu'une multitude de personnages graviteront, danseront autour de lui. Surtout les femmes, car après tout ce sont elles qui m'inspirent, m'intriguent le plus... Je voudrais simplement donner l'espoir par ces bouquins, si j'y arrive alors je n'aurais pas tout perdu... Et puis j'aimerais bien le retrouvé aussi l'espoir, en écrivant.